Big Bang Theory Saison 11 : la magie geek se perd

La saison 11 confirme que la série ne s'attelle plus qu'à remplir un simple cahier des charges.

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Le problème se pose pour toutes les sitcoms. La mission première est-elle de développer un scénario fluide et plaisant ou de simplement faire rire? Une question compliquée qui l’est encore plus lorsque les producteurs décident d’étirer leur histoire sur une dizaine de saisons. Avec dix saisons tout rond, Friends – et How I Met Your Mother dans une moindre mesure -, s’en étaient relativement bien sortis. C’est, de l’avis de nombreux fans, plus compliqué pour les showrunners de Big Bang Theory. Un malaise représenté par la onzième saison que s’apprête à diffuser la Deux dès ce dimanche. On avait laissé Sheldon à genoux, bague à la main, attendant nerveusement la réponse d’Amy.

Cette nouvelle saison s’ouvre donc sur l’émotion d’une Amy qui n’attendait que ça, malgré la petite aventure de Sheldon et Ramona, mais dévoile également un autre heureux événement. Les créateurs ont en effet décidé d’intégrer la grossesse de l’actrice Melissa Rauch à l’intrigue. Voilà donc Bernadette et Howard sur le point d’accueillir un deuxième bébé. La force de Big Bang Theory résidait dans sa capacité à tirer profit de l’émergence de la culture geek dans l’espace public. À leur création, les personnages de Leonard, Sheldon, Howard et Raj étaient ce qui se faisait de plus cool malgré leur maladresse et leur méconnaissance de toutes conventions sociales. La série surfait sur une pop culture en pleine reconstruction. Douze ans plus tard, la routine s’est installée, à la fois dans la vie des personnages et dans leurs gags. Aucun n’a réellement évolué depuis un moment et la série gravite toujours plus autour de Sheldon. Les autres, y compris Leonard et Penny, les vrais héros originaux, sont cantonnés à des rôles de faire-valoir. Un problème encore plus prégnant dans cette onzième saison.

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