The Voice Belgique : une saison critique

Sans B.J. Scott, The Voice Belgique a-t-elle gardé son âme? On le saura dès les blinds. Ce soir.

The Voice Typh Barrow RTBF

Dans le tout nouveau décor rutilant de loupiotes LED, c’est manifeste, l’ambiance a changé. Plus question de se défaire les lacets ou de se couvrir de noms d’oiseaux pour s’arracher des candidats. Les coachs se concentrent, pour capter l’identité vocale des candidats, puis commentent leur timbre, leur modernité, leur flexibilité. Typh Barrow (photo) assure, stylée, lumineuse, auréolée de laque Elnett et de crédibilité jazzy. À côté, Matthew Irons disserte, sensible, intelligent, pop, classe. Slimane, joyeux mais ultra-pro, donne des conseils de grand frère alors que Vitaa, grande voix, grand cœur, laisse l’émotion guider son buzzer. Le jury joue la crédibilité et l’expertise avant la complicité entre pairs (elle est présente, mais mesurée, on n’est pas là pour rigoler). C’est louable et respectueux des candidats. Mais d’ici les lives, il va falloir réveiller, décoincer, le banc pour retrouver la spontanéité, la fantaisie et les engueulades qui font partie de l’ADN de l’émission.

Côté talents, ils étaient 1650 à postuler. Il en reste 106 à répartir dans les quatre équipes. Bonne nouvelle, on a repéré de vraies pépites, qui sortent du lot très vite. On aura du rap, des ovnis, des voix dingues, du karaoké, des jolis timbres fêlés, des petites Angèle ou Alice on the Roof. Un condensé d’air du temps, de 15 à 45 ans, qui prouve que le réservoir à candidats est loin d’être vide, même dans notre petit pays (et même si on revoit des têtes connues des éditions précédentes). Côté règles, le talent volé des duels reste, mais aux blinds arrive le « coach bloqué »: les quatre rivaux auront la possibilité de s’empêcher une fois de buzzer chacun (et donc de se priver d’un futur gagnant). Il fallait bien ça pour créer un peu de jeu et de tension entre les fauteuils rouges. B.J., bowdel, tu nous manques déjà.

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