Retour aux sources : mensonges d’État

À jamais associé au nom de Watergate, Richard Nixon est ré-auditionné par Élodie de Sélys.

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En mai 2017, quand Donald Trump décide de limoger le directeur du FBI en raison de son implication dans une enquête qui pourrait dévoiler le rôle joué par la Russie dans l’élection du « grand blond », les États-Unis voient instantanément resurgir les fantômes du Watergate. Parmi ceux-ci, l’inévitable Richard Nixon, un président qui figure pour toujours sur la liste des hommes de pouvoir les plus détestés de l’histoire de son pays. Il l’a bien cherché, en organisant méticuleusement ce qui deviendra, dans les années 70, le mensonge américain le plus hallucinant du XXe siècle. Une affaire qui, pourtant, débute par un simple fait divers.

Nous sommes en juin 1972 lorsque deux journalistes du Washington Post publient un article racontant le déroulement d’un étrange cambriolage dans les bureaux du parti démocrate. Cinq hommes, vêtus de gants chirurgicaux en caoutchouc, sont arrêtés en possession de photos et d’instruments de surveillance électronique capables d’intercepter des conversations téléphoniques. L’un des suspects intrigue les journalistes: James W. McCord, ancien employé de la CIA, et responsable de la sécurité d’un Richard Nixon en train de plancher sur sa réélection. « La Maison-Blanche n’est en aucune manière impliquée dans cet incident », déclare le président lors d’une conférence de presse. Le début d’une tromperie gigantesque qui, deux ans plus tard, mènera à sa démission. Ce vendredi, Retour aux sources fait un grand bond en arrière pour raconter les coulisses d’une histoire d’espionnage où il est question de filatures, de vols, de caisse noire et d’employés spécialement recrutés pour truquer la démocratie. Un récit qui, plus tard, obligera les films et séries made in USA à faire preuve d’une imagination débordante pour être encore plus dingues que la réalité…

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