Mauritanie: l’appel du désert

Mise au ban des nations, la Mauritanie a vu sa réputation s'améliorer et les touristes revenir.

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Il y a quelques années, l’Échappée belle diffusée ce soir n’aurait même pas pu être mise en boîte. Et pour cause: la Mauritanie faisait encore partie des pays classés sur la liste rouge de la plupart des diplomaties occidentales. Encore aujourd’hui, un rapide tour sur le site du Ministère des affaires étrangères pourrait facilement convaincre les moins hardis de ne pas visiter la république islamique. Il est vrai que des mentions comme « menace réelle et permanente », « État islamique » ou « AQMI » ne sont pas de nature à redorer l’image d’un pays très méconnu hormis pour l’activité terroriste qui y a cours. Une des premières intervenantes confesse d’ailleurs qu’elle a failli faire l’impasse sur son aventure en Mauritanie.
Certes, il faudra du temps pour que le pays retrouve son attractivité mais, depuis décembre 2017, la liaison aérienne est rétablie entre Paris et Nouakchott. Le pays espère donc relancer le tourisme local, bien à la traîne par rapport à ses voisins, notamment du Maghreb. Mais après ces années d’isolement, les Mauritaniens ont du cœur et de l’énergie à revendre. Ils nous font tour à tour découvrir les merveilles de chez eux. Le désert et ses caravaniers bien sûr mais aussi l’artisanat local dont les bijoux ravissent les coquettes Mauritaniennes.
À nouvelle destination, nouveau visage: c’est Ismaël Khelifa, une des deux nouvelles recrues des Échappées belles, qui nous sert de guide sur les pistes sableuses d’Afrique occidentale. Journaliste, auteur et réalisateur au long cours, il a, entre autres, travaillé sur Rendez-vous en terre inconnue. Rien d’étonnant donc à le retrouver dans le programme, d’autant qu’il s’en sort plutôt bien dans ce premier numéro qui ne révolutionne pas la formule bien en place de cette belle série documentaire.
 

 

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