Fiers et fous de William Sheller

Aussi discret que méconnu, William Sheller se confie à Marc-Olivier Fogiel, le temps d’un Divan inévitablement (très) inédit.

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On l’aime tous pour une seule chanson: Un homme heureux, titre de l’année aux Victoires de la Musique en 1992 et chef-d’œuvre intemporel de piano-voix qui parle d’amour avec la délicatesse subtile des grands poètes. Certains apprécient William Sheller parce qu’ils ont été un peu plus loin, s’extasiant face aux textes faussement anodins de son vieux rock’n’roll, de ses filles de l’aurore, de Nicolas ou de sa chanson lente. Enfin, il y a ceux qui adulent le bonhomme parce qu’ils ont été beaucoup plus loin, en courant tout seuls parmi les méandres verbaux et musicaux de ses albums nommés “Albion” ou “Avatars”, où la voix aiguë, les guitares électriques, les symphonies pop, les violons et les désillusions se perdent dans des labyrinthes merveilleusement étranges. Ceux-là ne seront pas étonnés de constater que, sur le Divan de Marc-Olivier Fogiel, ce vendredi, l’artiste dévoile sa sensibilité avec modération et variations. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sheller surgit toujours où on ne l’attend pas. Mais c’est vrai qu’à 23h05, pourquoi pas: c’est le moment où les mots viennent tout bas…

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