Camping : De la fête à l’enfer

Chapeautée par les créatrices de Girls, la série Camping signe le retour de Jennifer Garner sur le petit écran.

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Elle a été l’héroïne d’Alias pendant cinq ans, jusqu’à 2006. Depuis, Jennifer Garner n’a eu de cesse d’enchaîner les succès sur grand écran. Mais cette année, l’ex-espionne Sydney Bristow est de retour dans un rôle récurrent à la télé. Et pas question pour elle de donner dans le déjà-vu. Avec Camping, cette fois, la comédienne s’essaie à la comédie. Dans cette production made in HBO adaptée d’une fiction britannique et signée Lena Dunham et Jenni Konner – les deux scénaristes à l’origine de Girls -, elle incarne Kathryn McSorley-Jodell. Une mère de famille angoissée qui se sent dépassée dès qu’elle n’est plus en contrôle des événements. À ses côtés, Walt (David Tennant, Broadchurch, qu’on n’a pas l’habitude non plus de voir dans ce registre!), son époux, tente d’exister tant bien que mal, alors qu’à l’évidence, il peine à la comprendre. À l’occasion du 45e anniversaire de Walt, le couple et leur fils ont invité quelques-uns de leurs proches à passer le week-end dans un camping. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu. Au grand dam de Kathryn…

Autant le dire tout de suite, la protagoniste portée par Jennifer Garner est pénible. Difficile de l’apprécier au premier abord tant elle fait grincer des dents. Même si certains téléspectateurs peuvent s’identifier à elle. Certains y verront une caricature. Elle l’est. Et est d’ailleurs totalement assumée. “À de nombreuses reprises, j’ai eu le sentiment d’en faire trop”, souligne l’actrice. “Mais les créatrices me demandaient toujours d’aller plus loin.” Au-delà de ce personnage, ce huis clos en plein air rend souvent l’atmosphère étouffante. Heureusement, quelques scènes de comédie pure offrent parfois des bouffées d’oxygène bienvenues dans un ensemble qui, bien que parfaitement produit et écrit, restera difficilement accessible à certains. La faute à quelques bavardages dont on aurait pu être dispensé. Les amateurs de Girls, en revanche, retrouveront l’humour grinçant de ses conceptrices dans ces huit épisodes.

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