What Hell’s?

Michaël Miraglia a fait ami-ami avec nos Hell's Angels, les motards les plus craignos du globe, enfer et contre tout.

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L’idée d’une immersion chez les Hell’s Angels pour Reporters était évidemment très bonne. Encore fallait-il que les motards à tête de mort acceptent la proposition. Il a fallu plusieurs semaines pour les convaincre. Michaël Miraglia était en contact avec un seul d’entre eux, Greg, membre de l’un des sept clubs de notre Royaume (qui compte environ 300 membres, sur les 8000 dénombrés dans le monde). Une fois le feu vert obtenu, le journaliste a lui-même été surpris par le nombre de portes qui se sont ouvertes, transformant le reportage en un véritable roadtrip. Objectif: mieux cerner ces prétendus bandits des routes accusés de tous les maux: trafics de drogue et d’armes, ratonnades, rackets et même meurtres. « Tout ce qu’on montre à la télé, c’est une vaste connerie », se défend l’un d’eux, même si un autre avoue plus tard que, oui, c’est vrai, « on est un peu sauvages ».

C’est là tout l’intérêt de l’escapade : faire le tri entre les clichés et les vérités, tout en essayant de comprendre les valeurs – car il y en a – servant de guides à ces motards qui, entre eux, s’appellent « les frères ». Apparus en Californie à la fin des années 40 sous l’impulsion d’une poignée de vétérans de l’armée US qui n’aimaient pas trop les règles et préféraient largement l’aventure, les Hells ont une réputation qui les dépasse parfois un peu. Ils ont des… règles, notamment lors d’un processus d’intégration qui n’a rien d’une balade de santé. Ils ont aussi des codes, des tatouages qui les unissent, ou des contraintes qui ne les dérangent pas plus que ça – la famille tout court passe après la famille sur Harley. Ils ont aussi des barrières: fichés, ils n’ont pas le droit d’aller aux États-Unis pour se la jouer « born to be wild » sur la Route 66. Alors certes, ce ne sont peut-être pas des anges, mais curieusement, on s’y attache quand même.

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