Les secrets de la fille cachée de Claude François

Encore un petit scandale autour d'un mort célèbre pour sucer l'audience jusqu'à la dernière goutte? Oui et non...

fille_cloclo_rtl

Bien sûr, l’histoire de Julie Bocquet n’aurait aucun intérêt pour RTL-TVI si elle n’était pas la fille authentifiée de Claude François. Bien sûr le documentaire est largement saucissonné d’extraits de ses chansons et de rappels de son parcours. Mais derrière la découverte de cette «fille cachée» il y a sutout le témoignage intéressant d’une femme dont la vie entière a été conditionnée par une histoire d’amour hors norme, sinon malsaine, et la crainte du qu’en-dira-t-on.

En 1976, Claude François a 37 ans, le succès d’une superstar et une meute de groupies dans lequel il n’hésite pas à piocher pour une nuit ou plus. On le sait attiré par les très jeunes filles, qui le lui rendent bien. Fabienne n’a que 13 ans quand elle fait sa connaissance. Il semble qu’elle lui ait dit qu’elle en en avait 17; elle était grande et «très en avance», tente d’expliquer Slim Pezin, guitariste de Claude François. Prisca Ligeron, une ancienne Clodette, va même jusqu’à dire «Vous savez, les ados sont dangereuses. Elles disent qu’elles en beaucoup plus que leur âge. C’est elles qui sont fautives, mais ce n’est pas Claude». 

Toujours est-il que la jeune fille entretient une relation épisodique avec le chanteur jusqu’à ce que, bardaf, elle se retrouve enceinte. Ce qu’elle cache le plus longtemps possible à ses parents. Issus d’un milieu catholique flamand, ils décident, par peur du scandale, que le bébé sera adopté. Quand Fabienne accouche à Gand le 15 mai 1977, elle n’a même pas le temps de serrer sa petite fille dans ses bras. La jeune maman sera expédiée en Angleterre comme jeune fille au pair, pour s’occuper des enfants des autres, puis envoyée en pension.

Julie est adoptée à deux mois par Marianne et Joseph Bocquet, de nouveaux parents fous de joie qui vont l’aider à grandir dans les meilleures conditions. A 8 ans, elle apprend qu’elle a été adoptée. A 12, que son père était célèbre, même si elle n’a jamais entendu parler de lui puisqu’elle a grandi en Flandre. Et à 17, elle rencontre pour la première fois sa mère biologique, qui l’a cherchée pendant des années, observée à travers les grilles de l’école avant de prendre contact avec Marianne Bocquet pour revoir Julie.

Si Julie «sait», c’est le film Cloclo qui provoque un choc en elle, parce que face à l’étalage de la vie intime de son père elle réalise qu’elle n’y est même pas une allusion. Même si un test ADN établit la filiation à 99,99 %, elle n’a aucune place dans son histoire et c’est tout ce qu’elle demande.

Aujourd’hui, couvée par une partie des fans et des proches de Cloclo, rejetée par les autres, la psychologue a fait la part des choses, et exprimé son «chemin long et douloureux» dans un livre, Regarde dans la glace, paru aux édtions Luc Pire. Après un long silence, elle a même gagné une forme de reconnaissance dans un communiqué publié par ses demi-frères, Marc et Claude jr sur Twitter: «Nous comprenons parfaitement sa quête d’identité mais il s’agit là d’une histoire qui nous dépasse tous un peu. (…) Nous n’avons jamais ressenti d’intentions déplacées de leur part et comprenons leurs souffrances et les respectons. Nous demandons à tous, et aux médias en particulier, de bien vouloir respecter la mémoire de notre père qui n’est plus là pour pouvoir s’exprimer.» Un jour peut-être pendront-ils contact avec elle. Mais cela ne nous regarde pas…

Aujourd’hui couvée par une partie des fans et des proches de Cloclo, rejetée par les autres, la psychologue raconte son “chemin long et douloureux” à Pascal Vrebos, comme elle l’a fait dans un livre, Regarde dans la glace (Luc Pire). Touchant.

Plus d'actualité