Les rivières pourpres : un pari risqué, mais réussi

Le roman de Jean-Christophe Grangé est enfin adapté pour la télévision. Une réussite.

Les rivières pourpres

Désormais muté à l’OCSS (Office central contre les crimes de sang), le capitaine Pierre Niemans est chargé de l’enquête sur le meurtre du comte von Geyersberg. Son corps a été retrouvé affreusement mutilé sur les terres de sa famille, lors d’un week-end de chasse à courre. Pour résoudre ce cas, le capitaine se voit adjoindre une de ses anciennes élèves, Camille Delaunay. Ensemble, ils vont s’immerger dans un univers où les plus noirs secrets restent enfouis. Ceux qui cherchaient une adaptation télévisée du roman à succès de Jean-Christophe Grangé (paru en 1998) en seront pour leurs frais. Ici, il s’agit du prolongement de l’histoire, qui prend place après les événements de Guernon. Mais, gage assuré de qualité, c’est l’auteur lui-même qui a imaginé les huit épisodes de cette (première?) saison.

Outre les enquêtes passionnantes, le succès pourra s’appuyer sur l’ambiance sombre et lugubre, rappelant les productions scandinaves, mais surtout sur l’excellent casting. Aux côtés de la Belge Erika Sainte (Euh, Baron Noir), c’est Olivier Marchal qui a été choisi pour incarner l’emblématique capitaine. L’acteur, ancien policier faut-il le rappeler, succède avec brio à Jean Reno (Les rivières pourpres, dans l’excellente première adaptation signée Kassovitz) et Benoît Magimel (Les rivières pourpres 2). Pari réussi. Le format de la série – développant une enquête sur deux épisodes – ne permet cependant pas de retrouver toute la profondeur de la psychologie des personnages. Malgré cette légère déception, Les rivières pourpres – produit par Europacorp, la boîte de Luc Besson – s’avère être une excellente série policière, qui devrait attirer le public, même si la concurrence de la soirée s’avère rude, TF1 diffusant en effet les derniers épisodes d’Une famille formidable.

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