Echappées belles Sur la route de Compostelle

Échappées belles se rend à Compostelle, le temps d'un pèlerinage qui défie les âges.

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Au Moyen Âge, la ville de Saint-Jacques de Compostelle est ni plus ni moins l’une des villes les plus visitées par les élèves assidus de la Chrétienté, et pour cause: le lieu abriterait le tombeau de Jacques de Zébédée – dit « le Majeur » – l’un des douze apôtres de Jésus. On estime qu’à l’époque, un demi-million de personnes s’y rendent chaque année, faisant de l’Espagne le plus sérieux concurrent du Vatican. Pourtant, la célèbre cité côtière sera quelque peu négligée par les fidèles dès le XIXe siècle (en raison de plusieurs guerres), l’empêchant de connaître la glorification éternelle accordée à d’autres sites comme La Mecque, Rome ou Jérusalem. Un événement va pourtant (re)changer la donne: en 1982, le pape Jean-Paul II décide d’entreprendre le périple jusqu’à Santigao de Compostella. Sur son chemin, c’est l’euphorie: des milliers de croyants lui réservent un accueil divin et, bientôt, la cathédrale galicienne ne désemplit plus…

En se promenant sur les sentiers menant jusqu’à la ville sainte, Échappées belles traverse plus de 1200 ans d’histoire. Mais c’est surtout la résurrection – si on peut dire – du pèlerinage qui intéresse le magazine de France 5. Car aujourd’hui, quand on évoque Compostelle, on n’invoque pas uniquement la religion, mais aussi les simples loisirs. Nombreux sont les voyageurs qui utilisent la destination comme prétexte, la route étant parsemée de découvertes historiques et de paysages montagneux dont raffolent les randonneurs. Sac à dos et bâton en main, la globe-trotteuse Tiga emprunte la trajectoire classique – appelée « camino Frances » – d’une escapade qui passe notamment par la festive Pampelune ou les reliefs rougeoyants de Las Médulas. Objectif parmi d’autres: la célèbre coquille que chaque pèlerin ramène en guise de récompense…

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