Avec un an de retard, la RTBF signe son nouveau contrat de gestion

Approuvé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le nouveau contrat de gestion sera d'application le 1er janvier 2019 et ce, pour les quatre prochaines années.

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Le conseil des ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi matin le tout nouveau contrat de gestion de la RTBF. Avec un an de retard, le service public a enfin su accorder ses violons avec son autorité de tutelle et a fait approuver le document qui fixe les engagements mutuels entre la RTBF et la FWB pour les quatre années à venir. De nombreuses négociations et autres discussions sont à l’origine de ce retard.

Tous les quatre ans, le service public doit réajuster son contrat de gestion qui jette les futurs engagements et objectifs avec la FWB. Et c’était loin d’être gagné vu le nombre de discordences qui subsistaient même après plusieurs rencontres. Sans accord avant la fin de l’année, la RTBF aurait été contrôlée dés le 1er janvier 2019 par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Seuls les états totalitaires dirigent les services publics de leur pays. Un coup de pression nécessaire qui a poussé la RTBF et la FWB à se mettre d’accord rapidement.

Avant que le pacte soit définitivement conclu, le conseil d’administration du service public doit encore marquer son accord ainsi que la commission paritaire pour repasser ensuite une dernière fois entre les mains du gouvernement. Et tout ça avant la fin de l’année évidemment. 

Une dotation en augmentation

Et si ça a pris autant de temps, c’est notamment parce que l’administrateur général, Jean-Paul Philippot, ne parvenait pas à trouver un terrain d’entente sur la compensation financière qu’ils souhaitait obtenir suite à l’arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge. Face aux nombreux refus et craintes de la FWB, il aura fallut faire un compromis et la chaîne publique s’en sort bien. Le nouveau contrat de gestion prévoit une indexation supplémentaire de 1,25% de la dotation de la RTBF (environ 3 millions d’euros en plus par an) pour compenser la baisse des recettes publicitaires. Le CDH refusait catégoriquement la moindre augmentation de peur de donner naissance à une concurrence déloyale avec les autres chaînes comme RTL. Le CDH aurait-il abandonné ? 

Jean-Paul Philippot ©Belga Images

Autre point de discordence qui semble avoir trouvé un compromis : le rééquilibrage de la bande FM. Le parti humaniste bataillait pour que les radios privées soient mieux servies en fréquences par rapport à la RTBF qui n’a aucun problème avec ça. Une exigence que le CDH a également abandonnée. 

Un des plus grands désaccords étaient probablement le fait que la RTBF mette à disposition des articles gratuits sur son site internet là où des médias écrits fonctionnent avec un système de paywall (payer pour lire un article). Une concurrence que plusieurs politiques issus de différents partis jugent déloyale et voient comme un frein au développement des médias écrits sur le web. Ils sont d’ailleurs plusieurs à rappeler que la RTBF est un service audiovisuel et pas de presse écrite. Là aussi un accord aurait été trouvé, les journalistes du site de la RTBF étant désormais obligés d’écrire des articles de 1.500 signes maximum. 

Pour lire l’intégralité du nouveau contrat de gestion : 

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