Une famille formidable, clap de fin

La télé est en deuil: après plus d'un quart de siècle, Une famille formidable tire sa révérence.

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Elle est passée par bien des épreuves en 26 ans d’existence, cette famille. Elle aura aimé, trompé, voyagé, enfanté, fêté, pleuré, hurlé, détesté, pardonné. Elle aura vécu. À quelques exceptions près, le casting initial est resté le même depuis 1992. Chose assez rare sur une série présente à l’antenne depuis autant de temps. Donc voilà, ça aura été formidable jusqu’à la mort de son créateur, Joël Santoni, en avril dernier. C’était le père de chacun d’eux. Et quand Bernard Le Coq, alias Jacques Beaumont, a appris la triste nouvelle, il a décidé pour tout le monde: clap de fin. Dévasté, l’acteur n’a pas eu d’autres choix que de se plier à un ultime tournage, qui a débuté peu de temps après le décès de son ami réalisateur.

Sous la houlette de Nicolas Herdt, les six derniers épisodes de 52 minutes ont été conçus… un peu comme ils le pouvaient. Au courant de la décision de Bernard Le Coq, Anny Duperey a déclaré qu’il était impensable qu’elle continue la série sans lui. Dans un commun accord, la famille a donc choisi de terminer en beauté. Même si les audiences étaient en baisse, les téléspectateurs sont toujours restés fidèles à Jacques, Catherine et leurs enfants. Nous verrons dans les deux premiers épisodes Catherine Beaumont rentrer d’un voyage solo lors duquel elle a (un peu trop) pris goût à la liberté. Elle a eu le temps d’apprécier la vie sans Jacques. Alors, elle demande le divorce, une bonne fois pour toutes. Jacques, lui, entre en résistance, évidemment. Il pense que sa femme est influencée par Florence, une amie avocate rencontrée pendant son périple. L’homme appelle ses enfants à la rescousse. Et quand le générique de fin sera lancé, comme Jacques et Catherine, le public aura certainement le sentiment de divorcer un peu d’une famille qui, au fond, a grandi avec lui.

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