F1 e-sport Pro Series, la F1 virtuelle

Après avoir diffusé la Coupe du Monde interactive de football, la RTBF remet le couvert en optant pour le Championnat du Monde de F1. Toujours sur console de jeu, donc.

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Si les noms de Lewis Hamilton, Sebastian Vettel ou Kimi Raikkonen évoquent quelque chose, celui de Brendon Leigh n’est quant à lui connu que par une poignée de puristes. Et pourtant, cet Anglais d’à peine 19 ans est devenu l’an passé le premier champion de Formule 1 virtuelle (dites “F1 ESports Series”), et semble bien parti pour réaliser un doublé. Un bel exploit, quand on sait que 66.000 joueurs du monde entier se sont inscrits pour les qualifications, dont seuls 25 “geeks” ont émergé.

Comme pour le football en 2016, c’est de la découverte à 100 % pour le public”, détaille Maxime Berger, l’un de nos confrères spécialisés en auto sur la chaîne publique, et qui commente le final de cette saison aux côtés d’un analyste, Maxou le Pilote. “Mais c’est aussi la vraie Formule 1 qui pousse les chaînes détentrices de droits à diffuser cette F1 virtuelle”, ajoute encore Berger, atténuant ainsi les récents propos de Maurizio Arrivabene, le patron de l’Écurie Ferrari, prétendant que les jeux vidéo constituaient un rival (!) pour la Formule 1.

Pour les participants – il n’y a pas de Belges -, tout est là pour s’y croire: des circuits célèbres (comme Spa-Francorchamps) aux commissaires (humains, eux!), en passant par des pénalités ou une direction de course. “Peu seraient capables de passer d’une discipline à l’autre. Ce n’est pas parce qu’on est excellent dans un simulateur qu’on l’est avec un vrai volant, et vice versa. Il n’est donc pas question de cannibalisme entre les disciplines, comme avec la Formule E (le championnat des voitures électriques, NDLR). Chacun dispose juste de sa propre fenêtre de travail!”, conclut Berger, saluant au passage le panache du petit écran belge d’opter pour cette diffusion. Qui s’inscrit dans le volet “nouveaux médias” de la RTBF.

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