Questions à la Une s’enfonce sous terre

La Belgique a mal à ses égoûts, dont l'état lamentable est constamment négligé. Jusqu'à quand?

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Les débats sur la pollution de l’air occupent régulièrement l’espace public. Il faut dire que ce que nous respirons semble chaque jour un peu plus crasseux… Au point que l’on oublie de se demander dans quel état se trouve notre sous-sol. Jusqu’à ce soir. Les équipes de Questions à la Une, dirigées depuis quelques semaines par l’excellent Laurent Mathieu, ont en effet eu la bonne idée d’aller voir ce qui se tramait dans nos égouts. Et comme nous sommes en Belgique et que notre pays n’a pas l’habitude d’être en avance sur ce genre de choses, force est de constater que ce n’est pas joli-joli. Dans l’enquête du soir, on apprend que l’on ne connaît l’état que de 25 % des 20.000 kilomètres qui composent le réseau des égouts wallons et 40 % du réseau bruxellois (2000 km). Mais c’est assez pour rendre compte de la catastrophe qui se joue sous nos pieds.

Il faudrait, selon la Confédération wallonne de la construction, plus de 350 ans (et une grosse poignée de milliards) pour remettre nos sous-sols ne serait-ce que dans un état normal. La vétusté de nos égouts et la négligence qui les entoure demeurent les causes de l’écroulement de plus en plus fréquent de nos voiries et d’une pollution inquiétante. Le problème est évidemment en grande partie d’ordre économique – l’assainissement et la lutte contre les inondations siphonnant la quasi-entièreté des budgets. Et quand on s’y attaque, on ne traite que les extrêmes urgences. De nombreuses routes dont les égouts menacent de s’écrouler restent fermées de longues années durant. À côté de ces réjouissances, QALU propose également un éclairage bienvenu sur un métier en vogue créé de toutes pièces par l’industrie du numérique, celui d’influenceur. Focus sur ceux qui, aujourd’hui, gagnent leur vie en la mettant en scène sur Instagram.

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