La vérité, enfin?

Cette série documentaire en cinq épisodes retrace l’histoire de l’affaire Gregory Villemin, le plus connu des fait divers du siècle dernier. Une énigme toujours pas résolue à ce jour.

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Le ton est donné dès le générique entièrement composé d’images en noir et blanc, mises en valeur par une musique celtique. Une ambiance sombre, des clichés de la Vologne – cette rivière dans laquelle a été retrouvé, le 16 octobre 1984, le corps du petit Grégory, 4 ans – aux archives les plus emblématiques du dossier, parmi lesquelles l’image de Muriel Bolle, 15 ans, une adolescente apeurée, à l’arrière d’une voiture. Aujourd’hui encore son rôle dans l’affaire Grégory reste toujours aussi trouble. Elle en est en tout cas un témoin-clé. C’est elle qui à l’époque accuse son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir commis le meurtre, avant de se rétracter et de se murer dans le silence.

Mais à la veille de ses cinquante ans, elle semble enfin retrouver le goût de la parole. D’abord en acceptant de participer à la série documentaire, un événement puisqu’elle n’avait plus parlé aux médias depuis 1993 lors du procès de Jean-Marie Villemin, le père du petit garçon assassiné, coupable du meurtre de Bernard Laroche qu’il pensait responsable de la mort de son fils. Et dans le même temps,  elle publie Briser le silence (Lafont) un livre dans lequel elle revient sur l’engrenage judiciaire dont elle se dit victime et elle livre ”sa vérité”.

Une vérité qui n’est pas encore la vérité judiciaire malgré les soubresauts de l’été 2017 au cours duquel Muriel Bolle et les époux Jacobs (grand oncle et tante du petit Grégory) furent mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort.  Des mesures annulée en mai 2018 “pour des faits de procédure et non de fonds” comme le précise une source proche du dossier. Nul doute qu’on ne connaît pas encore la fin de cette triste histoire, si fin il y a un jour. Mais en attendant, chacun pourra se faire sa propre opinion avec La malédiction de la Vologne.

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