Samuel Le Bihan est-il témoin ou coupable ?

Samuel Le Bihan est un homme seul contre tous dans le téléfilm inédit Les ombres du passé.

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Inspiré du livre Le syndrome de Croyde, le téléfilm réalisé par Denis Malleval s’éloigne pourtant assez bien du scénario d’origine. En cause, des impératifs de production qui ont imposé de grosses modifications dans la réalisation. Pour ceux qui ont lu le roman de Marc Welinski, une femme est victime du syndrome des “pousseurs” dans le métro. Plusieurs crimes sont commis sous ses yeux sans qu’elle comprenne pourquoi elle est mêlée à ce nouveau genre de criminalité. Dans cette fiction entièrement tournée à Marseille, une interdiction de filmer dans les transports publics a été posée. Les scénaristes n’ont pas eu d’autres choix que d’opter pour l’alternative la plus proche de l’histoire.

C’est comme cela que Samuel Le Bihan devient Vincent Martin, soupçonné de meurtre du jour au lendemain. Alors qu’il rentre du travail, il attend comme tout le monde de traverser au passage pour piétons. Une femme est poussée sous un camion. Vincent est témoin de la scène mais devient rapidement le suspect numéro un pour la police. Des soupçons qui auront des conséquences dramatiques sur sa vie personnelle. Trop de doutes pour sa compagne Sarah (Hélène Degy) et son meilleur ami Yann (Frédéric Diefenthal), qui s’éloignent de lui et le laissent seul dans ce cauchemar. Dans ce polar bien ficelé, on retrouve deux figures importantes du petit écran: Samuel Le Bihan et Frédéric Diefenthal. Chacun porte un rôle à contre-emploi, où les zones d’ombre explorées par les personnages construisent un climat de tension, de suspicion, de culpabilité, de manipulation. Bref, tout ce qu’on aime retrouver dans un thriller. Petite surprise, la chanteuse Nicoletta interprète la mère de Yann. Malgré une soixantaine de concerts par an, l’interprète de Mamy Blue trouve le temps de s’essayer à la fiction. Et ce n’est pas mal fait!

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