Et si nous étions immortels?

Ce soir, on découvre le premier épisode d’Ad vitam, série française futuriste de qualité.

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Que se passerait-il si les humains trouvaient un moyen pour vivre éternellement? À partir de cette simple question, Sébastien Mounier et Thomas Cailley (César de la Meilleure première œuvre pour le film Les combattants) développent Ad Vitam, merveilleuse série d’anthologie à l’esthétique délicate. En atteignant ce stade tant rêvé et imaginé par les transhumanistes et auteurs de SF, le monde n’y trouve pourtant aucun répit. Surpopulation, contrôle des naissances et jeunesse en perdition composent le tableau de cette nouvelle société extrêmement bien réalisée à l’écran. Les héros de ce mini show en six épisodes? Yvan Attal en flic de 119 ans (qui en paraît 70 de moins) et Garance Marillier (la révélation de Grave) en jeune femme psychotique. Le duo est chargé de résoudre une affaire morbide: le suicide collectif de sept adolescents, retrouvés sur une plage au lendemain de l’anniversaire de la doyenne du monde (169 ans). Une enquête qui les amènera à se poser des questions sur eux-mêmes et sur le sens d’une vie où la mort n’existe plus et où “la jeunesse est une salle d’attente”.

Jolie réussite pour Cailley qui s’essaie pour la première fois à la série télévisée. Ad vitam enchaîne séquences poétiques, effets visuels et questions existentielles dans un thriller métaphysique qui frôle le fantastique. Un mélange des genres osé mais qui porte ses fruits. Sacrée meilleure série française au dernier Festival Séries Mania de Lille, Ad vitam a aussi été sélectionnée au Festival International du Film de Toronto et projetée lors d’une soirée spéciale en septembre dernier durant le Festival de la Fiction TV de La Rochelle.

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