Après la guerre, croire en qui, croire en quoi?

À la télé, les évocations pleuvent. Apocalypse, la paix impossible, l’une des plus réussies, aborde l'après-guerre. 

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Isabelle Clarke et Daniel Costelle construisent les documentaires de leur série Apocalypse en puisant dans les images d’archives, ici colorisées. Pour celui-ci – Apocalypse, la paix impossible -, ils se penchent sur l’après-guerre… De l’Armistice à 1926, les nations et les peuples ont tenté de reconstruire, de tirer des leçons, d’instaurer une paix, quitte à l’imposer aux vaincus. Et ça craque de partout. On assiste, de minute en minute, à une défaite annoncée, celle de l’espoir de réinventer le monde et la société.

Le film montre combien il semblait impossible de croire en l’homme, de cultiver l’optimisme après cette boucherie. L’insatisfaction est générale, de la Turquie à la Hongrie en passant par l’Allemagne et la Russie. Le besoin d’indépendance aussi. Les épisodes précédents d’Apocalypse, la Première Guerre mondiale faisaient la part belle aux récits militaires et aux explications géopolitiques. Ici, place à la réflexion. En cela, ce nouvel opus apparaît plus éclairant et plus utile encore à notre présent.

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