Les fantômes du Havre

Barbara Cabrita et Frédéric Diefenthal dans un téléfilm policier classique mais efficace.

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Dans un paisible appartement du Havre, des ouvriers font une désagréable découverte: un cadavre momifié, emmuré. La capitaine Ariane Salles, fraîchement débarquée de Paris, et son coéquipier Gaspard Lesage, sont chargés de l’enquête. La jeune policière est efficace mais manque un peu de tact. Son collègue, lui, est légèrement distrait par sa future paternité. Et les obstacles s’empilent. D’abord, s’il est assez simple d’affirmer que le corps est celui d’une jeune femme décédée au milieu des années 2000, il est extrêmement difficile d’identifier la victime ou de déterminer de quoi elle est morte. Ensuite, ledit appartement appartient à un notable local influent, qui refuse de coopérer avec les forces de l’ordre. Enfin, le médecin légiste affecté à l’enquête n’est autre que le père d’Ariane. Un géniteur auquel elle ne parle plus depuis 20 ans.

Ajoutez à cela un incendie criminel sur les lieux du crime présumé, et vous obtenez un début d’investigation légèrement tendu. Outre un scénario plutôt alléchant, Les fantômes du Havre s’est doté d’un solide casting. On y retrouve des acteurs rodés aux intrigues policières : Barbara Cabrita (R.I.S.: Police scientifique, Meurtres dans les Landes,…) incarne Ariane, Frédéric Diefenthal (Meurtres en Auvergne, Meurtres à Rouen,.. ) endosse le costume de Gaspard tandis qu’Antoine Duléry (Les petits meurtres d’Agatha Christie première saison, Meurtres à Guérande,…) joue les notables imbuvables. Le trio porte ce téléfilm, tourné en Normandie au printemps dernier et réalisé par Thierry Binisti (Meurtres en Auvergne, Meurtres en pays d’Oléron…). Certes, les amateurs de Conan Doyle auront deviné chaque rebondissement bien avant les héros. Mais le téléfilm que présente La Une à 20h55 reste un divertissement efficace pour les nombreux amateurs du genre.

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