Nicolas Le Floch : De cape et d’épée

Sauvé d'une bataille navale inédite, Nicolas Le Floch est le héros le plus dynamique des séries arrêtées. 

Nicolas le Floch France 2

Certaines séries télévisées ont des destins étranges. Comme Nicolas Le Floch. Cette adaptation, plutôt réussie, des célèbres romans historiques de Jean-François Parot a été injustement maltraitée par les responsables de programmation du service public. Jusqu’à ce qu’on annonce l’arrêt de la série en 2013, l’année où elle a justement remporté le prix du public au Festival du film de télévision de Luchon!  Bizarre. Plus bizarre encore, voilà que, cinq ans plus tard, France 2 sort de sa botte une enquête inédite du commissaire au Châtelet. Cet épisode, intitulé Le noyé du grand canal, est resté dans les cartons depuis 2015. Mais c’est bel et bien le dernier.

La série avait débuté en 1761 avec Louis XV et Madame de Pompadour, elle se termine avec Louis XVI et Marie-Antoinette, alors que la France vit une période d’instabilité politique. Nous sommes en 1777. Le marquis de Ranreuil est chargé de protéger le duc de Chartres, lors d’une bataille natale contre l’Angleterre en pleine guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Rapportant la lâcheté du duc à Louis XVI, Nicolas Le Floch (Jérôme Robart) se crée un nouvel ennemi. À Versailles, le duc confie sa vengeance à Renard (Bruno Todeschini), un commissaire corrompu. Commence un jeu du chat et de la souris, rythmé et assez jouissif, entre Renard et Le Floch qui va devoir batailler pour prouver sa loyauté.

La mise en scène et la direction d’acteurs sont efficaces, sans pour autant éblouir. Une fin un peu terne pour ce héros populaire qui continue à faire son chemin, même si son auteur a disparu en mai et que Jérôme Robart a raccroché la cape et l’épée depuis longtemps. Car Nicolas Le Floch connaît une nouvelle vie en BD, sous les feutres de Dobbs et Chaiko.

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