Lucky Luke, le western enfants admis

Pop culture retrace la création du personnage et de son univers, sous l’œil scrutateur de la censure.

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Lucky Luke est le tireur le plus rapide du Far West. Toujours prêt à dégainer son six-coups, il n’a pourtant tué que Mad Jim, son sosie, qui apparaît dans le premier album publié par Morris, en 1949, La mine d’or de Dick Digger. La même année, la France interdit les scènes trop violentes dans les publications pour la jeunesse. La Belgique suit six ans plus tard. Des décisions qui forcent le dessinateur belge à calmer les ardeurs de son tireur d’élite. Ce n’est pas la seule incursion de la censure qui s’élève contre la violence, l’alcool, le sexe (suggéré par… les danseuses de french cancan), les stéréotypes racistes (le blanchisseur est toujours chinois) et bien sûr la cigarette, remplacée dès 1983 par un brin d’herbe. René Goscinny, qui reprend les scénarios de Lucky Luke à partir de 1955, réussira à présenter la réalité du Far West d’une manière qui permet aux enfants et aux adultes d’avoir des lectures différentes. Arte décrypte l’origine de cette vision européenne du western. Morris, à travers d’anciennes interviews, et des experts reviennent sur les influences qui ont porté l’homme qui tire plus vite que son ombre. 

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