La lutte, aussi pour les femmes

Loin du foot et du tennis, De haute lutte propose une immersion dans un club sportif pas comme les autres.

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Dans le quartier défavorisé du Chemin vert, à Boulogne-sur-Mer, des jeunes filles se réunissent pour pratiquer un sport peu banal et encore trop souvent considéré comme exclusivement masculin: la lutte. Dans ce documentaire, le réalisateur Maurice Ferlet dresse une galerie de portraits des membres de L’Entente Lutte Club d’Opale. Un club dirigé et animé par Lise Legrand, médaillée de bronze aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004 et deux fois championne du monde, avec son mari David. Ce couple de passionnés s’implique au quotidien pour transmettre leur savoir et rendre ce sport accessible aux garçons et aux filles dès… 3 ans .

Ce n’est que dans les années septante que les toutes premières femmes ont été autorisées par la Fédération nationale française à pratiquer ce sport, considéré comme dangereux. Vingt ans plus tard, Lise et David s’efforcent d’intégrer un maximum de filles dans le cercle de la lutte. Au-delà d’une finalité physique, leur club crée du lien entre différentes générations et permet à chaque apprentie lutteuse de trouver sa force mentale comme physique. Maurice Ferlet n’est pas à son premier documentaire sur le sport. Dans Touche féminine, il avait filmé une équipe de football amateur qui forme les joueuses de demain. Fidèle à sa démarche cinématographique, il entend explorer des territoires où “les tensions s’apaisent, où les handicaps se surmontent, où la vie triomphe toujours”. Dans De haute lutte, le réalisateur réussit à capter la vie qu’abrite le club. Entre ces murs, le sport ne se résume pas qu’à un combat, il est porteur d’un projet d’intégration sociale, d’émancipation et de transmission d’une passion. Une belle leçon de vie autour d’une discipline mise en lumière dans ce documentaire.

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