Anne Marivin traque un tueur et fuit la maladie

À contre-courant dans la mini-série Sous la peau, Anne Marivin se révèle bouleversante.

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Découverte par le grand public dans le film Bienvenue chez les Ch’tis, l’actrice française Anne Marivin prouve depuis quelques années qu’elle excelle tout autant hors du registre comique. Et le rôle qu’elle tient dans Sous la peau est loin d’être drôle. Pourtant, c’est exactement avec cette justesse et cette sensibilité qu’il fallait nourrir ce personnage tiraillé. En 3 x 52 minutes, la mini-série de Didier Le Pêcheur (Duel au soleil, La loi de Gloria) suit l’histoire de Marion Kovic, une femme flic chargée d’enquêter sur un tueur en série alors qu’on vient de lui détecter une tumeur cancéreuse au sein. Sa vie professionnelle est compliquée à gérer depuis l’arrivée dans son groupe de la PJ lyonnaise de son ancien collègue, Julien Vidal, incarné par l’acteur belge Nicolas Gob, très présent en télé (L’art du crime, Chefs, Quand je serai grande je te tuerai, Le chalet).

Côté privé, depuis qu’elle a appris la terrible nouvelle, Marion a décidé de taire sa maladie à tous ses proches: son mari Stéphane (Benjamin Bellecour) et leurs deux enfants. Les collègues ne doivent pas savoir non plus. Les corps des victimes se succèdent et les séances de radiothérapie aussi. La pression augmente face à l’incompréhension de son entourage. Marion, si forte mais tellement têtue, commence à défaillir. Au-delà de l’esprit polar accompli de manière classique pour une fiction francophone, c’est surtout la thématique du cancer qui touche par son traitement sensible et original. Les scénaristes abordent de manière subtile un parcours de femme compliqué, dans lequel tout individu peut s’identifier lorsqu’il s’agit d’affronter le pire et de concilier métier, vie de famille et choix personnels. Anne Marivin exprime avec tact et réalisme ce genre de situation que l’on rencontre tous, de près ou de loin.

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