Dumortier rencontre les rois du ciel

Dans son jardin extraordinaire, Tanguy Dumortier part à la découverte de l'aigle d'Amérique.

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Symbole des États-Unis, il est l’incarnation de la vie sauvage dans le Nord du continent. Pourtant, cet animal vit très proche des êtres humains. Dans les villes, au milieu de la circulation ou survolant les grands ensembles industriels, les pygargues à tête blanche sont bien là. S’ils semblent nous observer, nous les épions à notre tour dans cette édition du Jardin Extraordinaire. Au cœur de plusieurs nids, des caméras ont été placées pour analyser les moindres faits et gestes des oisillons et de leurs parents. Un plaisir pour les yeux et une ode à la nature et à cet animal encore menacé d’extinction il y a peu.

Mais la cohabitation entre l’aigle et l’homme n’est pas simple. Dans la région de Vancouver, au Canada, les nouvelles constructions chassent les rapaces des grands arbres. L’équipe du magazine y rencontre Russ, dont le jardin est occupé par ces prédateurs chaque année. Équipé lui aussi d’une caméra de surveillance, il observe leur va-et-vient avec autant de passion que devant une émission de téléréalité. Repas, reproduction, naissance, bagarres, blessures, nuitées, tout est filmé en permanence. L’objectif? Faciliter la proximité entre l’homme et l’animal, et protéger ce dernier. « Ici, le contrôle des oiseaux est absolument nécessaire à cause des aéroports. Nous nous trouvons sur une route migratoire importante, une route migratoire internationale. C’est pour cela que les mouettes sont plus nombreuses ici que sur d’autres sites. C’est la même chose pour cette très importante population d’aigles. Sur d’autres sites, il y en a peut-être deux ou trois, peut-être cinquante tout au plus« , explique Gail Stanton, une observatrice dans la région de Grand Vancouver. Car même s’il a été retiré de la liste des espèces en danger en 2007, le pygargue à tête blanche reste toujours vulnérable.

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