Génération Matière Grise

Le magazine fête ses 20 ans avec les chercheurs biberonnés à ses reportages. Et un top best of. 

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Ce 21 juin, Matière Grise recevait le Trophée d’Argent des Deauville Green Awards. Un énième prix sur l’étagère de Patrice Goldberg, qui en compte plus d’une soixantaine aujourd’hui et pas des moindres! Dans les festivals internationaux, le magazine de la RTBF et sa petite équipe jouent à armes égales face aux géants BBC ou National Geographic. Et ils gagnent! Vingt ans à tenir le cap, à diffuser la rigueur scientifique et à cultiver sa curiosité. Au-delà du prestige et du plaisir télévisuel, son impact se mesure aussi concrètement, dans le présent de la recherche en Belgique. Ce soir, pour cette spéciale, les portraits d’Alysson, Thibault et Nancy, jeunes spécialistes du cœur, du cerveau et du cancer, tombés dans Matière grise quand ils étaient petits en fournissent l’illustration. C’est donc vrai. Ces reportages ont éveillé l’intérêt du public pour des questions en apparence ardues.

L’ambition du programme, c’est aussi le choix de sujets pas simples, demandant un vrai investissement en temps et en énergie. Il n’y a qu’à voir trois reportages rediffusés aujourd’hui. Du pur Matière grise et de sacrés morceaux de bravoure. Pour commencer, une exclu mondiale: la visite du laboratoire P4 de Lyon, l’un des trois seuls lieux sur la planète où l’on étudie les virus les plus dangereux. Une séquence digne d’un film catastrophe, de quoi rester scotché à l’écran (et pour laquelle l’équipe a subi une enquête Interpol). On retrouvera aussi Yvon Englert, il y a 20 ans, parlant de fertilité masculine comme une Cassandre en blouse blanche. Pour finir, les images de la visite de la station polaire belge, alors en construction, continuent à nous bluffer. Même si on doit quand même vous prévenir, cette compile n’est pas inédite par rapport au numéro jubilaire du printemps. 

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