Stupéfiant! s’offre la dernière séance avec Eddy Mitchell

Le cinéma n’est pas mort. La preuve avec cet étonnant voyage dans les salles obscures.

Eddy Mitchell © Belga Image

Depuis le début des années 50, le cinéma a dû faire face à un sérieux concurrent: la télévision. Aujourd’hui, un géant du streaming comme Netflix, s’arc-boutant sur les nouveaux modes de consommation, s’en prend à l’âme même du 7e art, la salle obscure, se dispensant de ses services pour lancer des longs métrages inédits sur sa plateforme en ligne. La Belgique résiste (en 2017, la fréquentation dans nos salles a augmenté), mais a perdu honteusement un fleuron de son cinéma d’auteur avec la fermeture de l’Actor’s Studio à Bruxelles. Le cinéma a peut-être du mouron à se faire, mais il est toujours bien vivant. La preuve: l’excellent magazine Stupéfiant! met le projecteur ce soir sur les salles de cinéma.

Léa Salamé va tendre l’oreille aux anecdotes toujours croustillantes d’Eddy Mitchell dans le décor mythique de son émission La dernière séance, mais aussi le faire voyager avec le spectateur. Notamment dans les Champs-Élysées des années 60, paradis du cinéma auquel les boutiques de luxe ont laissé la portion congrue ces vingt dernières années. Mais aussi dans l’étonnante salle Art déco de la cinémathèque de Tanger, inattendue terre de liberté prouvant que le cinéma est non seulement un art vivant mais un art qui sauve. Les femmes peuvent en effet s’y dévoiler et les amoureux profiter du secret de la salle obscure pour éprouver leurs sentiments. Mieux: les films qui y sont projetés n’y subissent quasi pas de censure. La journaliste ouvrira également les portes – qui vont bientôt définitivement rester closes – du dernier cinéma porno en France, le Beverley. Un programme stupéfiant à ne pas rater.

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