Charles Berling, impressionniste

Claire Chazal poursuit son exploration nocturne des plus grands musées parisiens. Passage des arts nous ouvre le musée d'Orsay!

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La grande verrière de l’ancienne gare abrite 3,5 millions de visiteurs par an. Un monstre, un gouffre, un labyrinthe de 57.000 mètres carrés, une galerie aux 4.000 chefs-d’œuvre (la réserve en contient 20 fois plus), un enfer hérissé de selfie sticks, gardé par des groupes de touristes hébétés qui piétinent et font la file devant les Monet. Et ce soir, on a Orsay juste pour nous. Le vrai sujet du documentaire et son principal intérêt, c’est cette balade dans le vaisseau enfin endormi, lumineux et calme, offrant ses merveilles au regard de la caméra. La visite nous ouvre toutes les portes, de la cave aux cimaises. Les toiles comme le bâtiment lui-même nous coupent le souffle. On n’est pas, non plus, guidés par n’importe qui. Aux côtés de Claire Chazal déambule Charles Berling, et c’était une évidence de le mettre face aux peintres impressionnistes.

Artiste particulier, il publie cette rentrée son troisième livre, Un homme sans identité, qui condense des réflexions personnelles, des impressions (justement), des dessins, des croquis, des souvenirs (mais pas d’anecdotes people, c’est pas le genre). L’acteur, metteur en scène, chanteur, qui a grandi entre Tahiti et Toulon, y parle de sensualité, de passion des femmes, d’amour des hommes, de solitude, de célébrité, de nature, de célébrité, de mort, de vie. Le dialogue avec Van Gogh, Redon, Rodin, Gauguin ou Renoir sera vif de sens. Au fil des minutes, on réalise combien l’on parle trop peu d’art à la télé, combien ça fait du bien de laisser parler les artistes… Dire qu’on avait parlé de Claire Chazal pour remplacer Yann Moix chez Ruquier. Heureusement qu’elle a gardé le cap de la culture. En face, sur France 2, ils ne sont pas couchés. Ici, sur France 5, on se couchera moins bêtes.

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