Double maléfique – Deux gouttes d’eau

Léa Drucker et Michael Youn cherchent la vérité dans un polar tendu autour de la gémellité.

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Les jumeaux fascinent. Le double est un thème classique du récit cinématographique et littéraire. Le thème de Deux gouttes d’eau n’est donc pas neuf mais il fonctionne très bien dans la mise en tension de sa réalisation. Par un vendredi matin glacial, le corps d’une jeune femme assassinée est découvert dans son appartement. Pour le commandant Valérie Laforge et son adjoint, Sam Barbieri, l’affaire semble bouclée après l’identification d’un homme, compagnon de la victime, par des vidéos de surveillance. Mais voilà que le suspect révèle qu’il a un jumeau monozygote. “Ce n’est pas moi, c’est lui!” Qui est innocent, qui est coupable? Le binôme de policiers, pressé par le temps, la fatigue et les tensions du service, doit trouver la vérité avant le week-end. Se joue alors un sombre contre-la-montre en quête d’une lueur du jour…

Cette adaptation d’un roman de Jacques Expert est un huis clos tendu, qui pose le frisson du vendredi soir. Nicolas Cuche signe une fiction sobre où il laisse s’exprimer ses trois comédiens. À commencer par Léa Drucker, comme souvent, impeccable de justesse dans ce rôle de flic, qui semble avoir dédié sa vie à son métier, quitte à perdre son entourage par l’usure. Michael Youn, lui, étonne de plus en plus, tant son jeu dramatique prend d’épaisseur à chaque rôle. Les fictions de France 2 semblent lui réussir. Ici, il est un adjoint fidèle mais fatigué. Lassitude et ambition frustrée posent les oppositions d’un binôme présenté comme efficace. Face à la justice, Hugo Becker (que l’on verra prochainement dans la série Netflix, Osmosis) joue double jeu. Il est le fils préféré et le fils rejeté. Il est l’homme accompli et l’homme empêché. Il est le frère en rejet et celui qui cherche la fusion parfaite. Il est beau, malsain, mystérieux. Il est seul avec lui-même, et avec son autre… 

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