Trump, le parrain de Manhattan

Frédéric Mitterrand dresse le portrait du jeune Donald Trump, celui que l’on aurait dû voir venir.

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On l’a peut-être oublié, ses pitreries actuelles se suffisant à elles-mêmes, mais Donald Trump a été l’un des plus grands hommes d’affaires des États-Unis avant de devenir président. Et si vous ne l’aviez pas occulté de votre mémoire, c’est Frédéric Mitterrand, fils de, qui vous le rappelle. Il s’est intéressé à la jeunesse et la montée vers les sommets d’un homme dont on se doit de reconnaître l’opportunisme.

Accompagné du journaliste Gilles Biassette, Mitterrand avoue sans mal partir d’a priori peu reluisant envers Donald Trump. Mais selon lui, les moqueries et les réactions de dégoût qui entourent le président américain ne suffiront pas à le combattre. “ L’homme est en fait intelligent et habile, infatigable et suffisamment prudent pour s’en tenir à une réflexion basique sur le bien et le mal qui convient au socle persistant de son électorat ” explique Frédéric Mitterrand.

Il est vrai que plus il enchaîne les casseroles et passe pour un imbécile, plus Donald Trump gagne en popularité dans son pays. Frédéric Mitterrand et Gilles Biassette se sont alors attachés à humaniser Trump et abattre les fantasmes et la fascination autour d’un homme plus prévisible qu’il n’y paraît. Et qui, selon le duo de réalisateurs, n’est pas près de quitter le devant de la scène.

Pour ce faire, ils ont fouillé dans son passé, remettant au jour la violence dans laquelle il s’est construit et qui imprègne jusqu’au dernier de ses dollars son ascension sans scrupule dans le monde des affaires. Luxe, vulgarité et conflit ont toujours accompagné la moindre de ses décisions et de ses actions. “ C’est ainsi qu’il n’a en fait jamais varié dans ses opinions et ses obsessions et sa force réside aussi dans cette permanence ”. Comment peut-il en être autrement aujourd’hui qu’il est le chef du monde libre ?

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