Troubles du sommeil, la fin du cauchemar

Notre santé pâtit du mauvais sommeil. On le sait mais on ne fait rien, alors France 5 essaie.

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Lumières, bruits, stress… Nos nuits sont menacées par notre mode de vie chaque jour plus rapide et plus exigeant. L’émergence des écrans mobiles n’a rien arrangé et aujourd’hui, c’est plus d’un tiers de la population française que l’on considère comme atteinte d’une maladie du sommeil.

En chiffres, cela donne des nuits plus courtes d’une heure et demie qu’il y a cinquante ans. Quel dommage alors que dormir fait partie de ces activités qui joignent l’utile à l’agréable. Apnée, insomnie ou au contraire sommeil excessif, ces pathologies ont des conséquences désastreuses sur notre santé. Les risques de diabète, de problèmes cardiovasculaires, d’hypertension artérielle et d’obésité s’accroissent fortement en dessous de six heures de sommeil par nuit. Une anomalie qui a tendance à devenir la norme ces dernières années. Sans oublier la première cause de mortalité sur les routes : l’endormissement au volant.

Les somnifères ont longtemps fait la loi, malgré leurs effets secondaires reconnus. Des outils neurologiques sont ensuite arrivés sur le marché pour sauver nos nuits, mais ils peinent encore à faire leurs preuves ou à se démocratiser. Et au-delà du potentiel business qui pourrait s’avérer juteux, le sommeil constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique inévitable si l’on ne veut pas, à terme, tous se transformer en zombie. Pour ce faire, les experts semblent déjà abandonner les soi-disant trouvailles technologiques pour une approche nettement plus naturelle et infiniment moins chère, la reprise de notre rythme biologique. Il nous faut réapprendre à dormir malgré un système qui veut nous en empêcher car si le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, il est probablement plus beau dans la tête de ceux qui dorment encore

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