Killing Eve, terriblement addictif

Killing Eve casse les clichés de genre et réinvente le concept de course-poursuite grâce à un ton inimitable et deux actrices fabuleuses.

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Scénariste talentueuse, Phoebe Waller Bridge s’est notamment distinguée avec Fleabag, comédie amère et intimiste sur le quotidien d’une jeune trentenaire londonienne, “née d’une frustration face au manque de place laissé aux femmes pour s’exprimer“. Bridge fait à nouveau la part belle aux femmes dans Killing Eve, sorte de jeu du chat et de la souris entre Villanelle, une tueuse à gage (Jodie Comer, méconnaissable si vous l’avez vue dans Thirteen) et Eve, une employée du MI5 (Sandra Oh qui a décidément bien fait de quitter Grey’s Anatomy).

Attirée par le ton de la série, un mélange entre le drame, le thriller et “une malice complètement démente, relevée par une touche british“, Oh est nominée cette année aux Emmy’s pour ce rôle qui semble lui avoir été façonné sur mesure. Déjà grande admiratrice de Phoebe Waller Bridge, Jodie Comer a de son côté été touchée par la qualité du script et par la personnalité de son personnage. Car le génie de Killing Eve est qu’il est impossible de choisir son camp: entre l’obsession d’Eve pour les tueuses en série et la folie meurtrière de Villanelle, notre cœur balance. Cette dernière est à la fois drôle, touchante, terrifiante et fascinante, démontrant que le rôle d’assassin a encore de beaux jours devant lui.

Tournée à Londres, mais aussi Paris, Sienne, Berlin et Bucarest, Killing Eve bénéficie aussi d’un panel d’acteurs secondaires intéressants dont Fiona Show (qui enterre définitivement son rôle de Petunia dans Harry Potter), Kirby Howell-Baptiste (aperçue dans Løve) et David Haig (Florence Foster Jenkins). Production BBC America, la série a été renouvelée pour une seconde saison avant même la diffusion de la première aux États-Unis. Attention : caractère hautement addictif détecté.

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