Spécial Fashion Week sur Arte

Un portrait de Castelbajac et un thriller autour d’une collection de Balmain, une soirée chic et cultivée sur Arte.

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Deux films pour le prix d’une belle soirée mode, c’est une des habitudes d’Arte quand vient le temps de la Fashion week parisienne. 

Le premier est une biographie de Jean-Charles de Castelbajac, l’homme qui a basculé les codes de la mode dans la teinture de la pop culture.  Cet aristocrate passionné par l’histoire et la science des blasons a développé un style graphique, inspirant profondément toutes les influences qu’il a traversées – punk, pop, hip-hop. 

Ses robes et ses pulls cartoons (hommage aux grandes figures du dessin animé – de Mickey à Betty Boop) sont célèbres partout dans le monde, ses doudounes et son manteau nounours aussi.

 Mais la collection qui lui apporte la plus grande reconnaissance publique est celle qu’il crée pour les Journées mondiales de la jeunesse de 1997, le pape Jean-Paul II revêtant l’une de ses chasubles, entouré de dizaines de prélats habillés d’arc-en-ciel. 

Le deuxième film – La ligne Balmain – est du pur Loïc Prigent – sens du rythme, du beat et du suspense. Le documentariste, expert de la mode, suit le travail de l’équipe d’Olivier Rousteing, 28  ans, aux commandes d’une très ancienne et très respectable maison parisienne fondée par Pierre Balmain en 1945. 

Entre hystérie, dépression-sidération (rien n’est prêt pour la collection et rien ne va comme prévu), fous rires et légèreté, Prigent braque sa caméra sur le travail insensé de Rousteing dont la spécialité est de dessiner des robes sculptures faites en cordages, cannages et broderies spectaculaires.

 Un style over-excentrique qui doit autant à la tradition qu’à l’avant-garde et dont les ambassadrices les plus entichées se nomment Rihanna et Beyoncé. 

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