Serge Gainsbourg, entre les murs

Rue de Verneuil, Serge Gainsbourg avait trouvé son refuge.

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Chose rarissime voire inédite, c’est déjà la deuxième fois qu’Un jour, un destin s’attache à brosser le portrait de l’homme à la tête de chou. Le premier – Serge Gainsbourg, faces cachées – diffusé en 2009, s’attardait sur le parcours de l’artiste tandis que l’inédit proposé ce dimanche débute en 1967, quand Gainsbourg achète sa maison et démontre toute la fragilité de l’homme pour qui la provocation était devenue un système de défense.
Un immeuble en plein Saint Germain des Prés, rue de Verneuil 5bis où il espère abriter ses amours avec l’icône d’alors, Brigitte Bardot, avec qui il entretient une liaison secrète. Mais le rêve vole rapidement en éclats, la belle, effrayée par les rumeurs qui bruissent dans Paris, rompt et fait connaître à Gainsbourg son premier chagrin d’amour, dont il dira plus tard “C’est comme une corde de guitare qui se brise. C’est très dangereux, moi ça m’a balafré”. Il continue cependant les travaux rue de Verneuil et y connaît plus tard le bonheur avec Jane Birkin. La seule femme de sa vie comme s’attachent à le souligner les différents intervenants du documentaire parmi lesquels Françoise Hardy et Jean-Jacques Debout.
Mais il était écrit que le bonheur ne serait pas éternel. Tandis que l’Anglaise accroît sa notoriété, Gainsbourg connaît l’échec et se retrouve réduit au rang de Monsieur Birkin. Amer, il se réfugie dans l’alcool et les sorties tandis que Jane trouve le réconfort dans les bras de Jacques Doillon. Les rires ne résonnent plus rue de Verneuil mais Gainsbourg y restera jusqu’à sa mort. Aujourd’hui, l’immeuble appartient à sa fille qui envisage d’en faire un musée. Pour que soit enfin découvert l’homme derrière l’artiste, 28 ans après sa mort? – V.V.

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