The Outpost : V pour Vendetta

Une histoire de vengeance est au cœur de The Outpost, série fantastique en quête d’identité.

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C’est l’un des arguments marketing poids lourds mis en avant au moment du lancement de The Outpost: cette nouvelle série – lancée il y a deux mois aux États-Unis – est produite par Dean Devlin et Jonathan Glassner, deux hommes à l’origine du succès de la franchise Stargate. Comme si leur sceau était la garantie d’une production de grande qualité qui, à coup sûr, ravira les foules. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on y est pas vraiment encore. Et évacuons la question d’emblée, The Outpost n’a strictement rien à voir avec Stargate. Conçue par l’inséparable tandem de scénaristes Kynan Griffin et Jason Faller (auteurs de nombreux récits dits de « fantasy », dont la pentalogie cinématographique Mythica), cette saga télévisée inédite évoque le destin de Talon (Jessica Green), une jeune femme qui, alors qu’elle n’était qu’une enfant, a vu sa famille assassinée sous ses yeux. Dotée d’un pouvoir qu’elle doit apprendre à maîtriser, et à la suite d’un génocide, elle est désormais la seule représentante d’une race appelée « Blackbloods« . On vous le donne en mille: à présent, la voilà animée d’un irrépressible désir de vengeance qui, au début de cette histoire, la conduit dans une forteresse appelée l’Outpost.
À mi-chemin entre Game of Thrones et Le Seigneur des Anneaux (la comparaison est malheureusement inévitable), la chronique souffre d’un manque d’enjeux. Cette rancune qui meut l’héroïne permet à la narration de prendre son envol, mais manque d’un soupçon d’originalité pour convaincre immédiatement. Heureusement, la présence de personnages comme le capitaine Garrett Spears (Jake Stormoen) laisse entrevoir la possibilité d’intrigues secondaires sans doute prometteuses. Pas mal, mais peut clairement mieux faire!

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