The Descendants : Effleure du mâle

Payne fait du sex-symbol George Clooney un homme banal et cocu dans un road movie familial plein de tendresse.

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Après les pensionnés jetés hors de la vie comme des malpropres (About Schmidt) ou les divorcés dépressifs qui parlent d’amour comme du bon vin dans le délicieux Sideways, Alexander Payne poursuit sa délicate et très fine observation de la condition masculine dans The Descendants.

George Clooney, chemise hawaïenne flanquée sur le dos et le regard perdu, y incarne un père paumé qui perd les pédales lorsqu’il apprend que sa femme mourante avait un amant. Avec un tel sujet, nombre de réalisateurs se seraient vautrés dans le mélo tire-larmes. Payne préfère prendre la tangente pour nous tirer le portrait doux-amer d’un homme qui vacille, mais pour livrer tout chaud aussi une satire de la beaufitude à l’américaine.

Les dialogues mordants fusent et Clooney se montre impérial dans la peau de ce largué qui redessine tout doucement, comme il peut, son territoire familial. On en oublierait presque qu’il a le visage d’un des hommes les plus sexys de la planète. Quant à Payne, il effleure le mâle avec tendresse, habille de dignité le médiocre et redonne des couleurs à la vie avec ce vrai film gentil sur la famille.

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