Coincoin et les Z’inhumains sont de retour

Alerte au culte ! Coincoin et les Z’Inhumains donne une suite au magnifique et burlesque P’tit Quinquin.

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En 2014, avec sa série Le P’tit Quinquin, le sérieux cinéaste Bruno Dumont (La vie de Jésus, L’humanité) fait son coming-out : il est drôle (très très drôle). 1,4 millions de téléspectateurs le constatent sur Arte. Quatre ans plus tard, ouf, il l’est toujours autant, on dirait même plus. On sait désormais à quoi s’attendre… mais on se fait prendre et surprendre quand même par la fantaisie, l’audace et la farce de ces quatre nouveaux épisodes. ”Faut pas oublier d’où qu’on vient mais pas oublier où on va”, s’exclame l’indescriptible commandant Van der Weyden à son fidèle Carpentier. C’est un bon résumé.

Le deuxième opus est dans la lignée du premier mais trace sa propre route. Ils sont donc tous de retour ! Les mômes ont grandi. Quinquin est devenu Coincoin et a lâché sa bécane pour une carriole qu’il conduit sans permis. Il traîne toujours dans le village, cette fois-ci, un peu, avec des fachos locaux. Eve l’a laissé pour une fille. Tant pis, il se fera déniaiser par une autre, qui porte bien et souvent le micro-short. L’Gros est toujours là aussi. Puis il y a le duo de flics le plus drôle depuis les Dupondt. Carpentier, champion de conduite automobile sur deux roues et Roger, Roger, avec ses grimaces, ses tics, ses grandes phrases et ses enquêtes sans queue ni tête, qu’il est déjà prêt à ne pas résoudre.

Justement, parlons de l’intrigue. Sans prévenir, des jets de glu couleur bouse s’abattent sur la tête des habitants de la Côte d’Opale ! Et c’est un coup des extraterrestres ! Les clones ne vont d’ailleurs pas tarder, comme dans le Gendarme… Aux frontières du réel, les policiers tentent d’élucider le mystère. Il y a des aliens dans l’air et des migrants sur les routes. Tiens… Le surréalisme tendre de Coincoin et les Z’Inhumains montre beaucoup de choses graves et essentielles. Une série tombée du ciel, Carpentier.

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