Chéri, j’ai un rebelle dans mon dressing

Impressions 3D, upcycling, bio mimétisme… Révolte dans la mode énumère les alternatives à une industrie polluante et excluante.

Mode Veja © VEJA / Comme Un Camion

L’effondrement du Rana Plaza au Bengladesh en 2013 est considéré comme le 11 septembre du milieu de la mode. Cette catastrophe, qui a fait 1134 morts et plus de 2500 blessés, a créé une onde de choc qui a entraîné une profonde remise en question de l’économie de la mode. C’est au Rana Plaza que sont morts des travailleurs qui, pour des salaires indignes, confectionnaient les vêtements de marques que nous affectionnons et plébiscitons… Il n’en fallait pas plus pour légitimer la réflexion éthique déjà entamée par certaines associations et certains jeunes créateurs à propos d’une industrie – la deuxième la plus polluante après celle du pétrole – qui produit plus de 80 millions de vêtements par an.

Révolte dans la mode, le documentaire de Laurent Lunetta et Ariel Wizman, part de ce constat (productivité hystérique, rythmes de production insensés, stress…) et énumère des projets qui, tous, ont en commun l’attrait pour une mode responsable. En réponse à la fast-fashion (construite sur le roulement effréné d’articles proposés à bas prix par des chaînes comme H&M et Zara), les créateurs deviennent les penseurs d’une “autre mode”.

On trouvera dans le film tous les entrepreneurs qui ont décidé de casser la chaîne industrielle de la mode. Sébastien Kopp, cofondateur de Veja, célèbre marque de baskets écologiques qui conjugue commerce équitable, matières premières bios et insertion sociale (photo). Le collectif Vetements (sans accent circonflexe !) qui déconstruit les codes du prêt-à-porter de luxe, renvoie à l’industrie de la mode sa propre image – entre néfaste et ridicule – et qui, en exhibant une critique violente et radicale du système, est devenue la griffe la plus courue de ce système !

Sur le même sujet
Plus d'actualité