Justice injuste

Si l'erreur est humaine, l'erreur judiciaire entraîne des conséquences au bord de l'inhumanité. Le monde en face revient sur plusieurs d'entre elles...

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En quatre témoignages édifiants, France 5 raconte l’horreur vécue par les victimes d’erreurs judiciaires. Éric, Alain, Christian et Malek ont passé entre deux semaines et six mois en prison pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis. En France, sur 70.000 détenus, près d’un tiers sont en détention provisoire, le temps de l’instruction. Soupçonnés, ils doivent attendre des jours, des semaines voire des mois pour retrouver leur liberté. Durée moyenne du séjour derrière les barreaux : sept mois.

Lorsque la justice se rend compte de son erreur, des centaines d’hommes et de femmes sortent de prison. Mais ils sont brisés. Et s’ils sont enfin blanchis par la justice, outre les traces qu’ils n’arriveront pas à effacer, ils savent qu’ils resteront à jamais mis en cause aux yeux de la société. Derrière ces aberrations se cachent des histoires. Marina Carrère d’Encausse en ramène donc quatre. Celle d’Éric Peclet est particulièrement difficile. Marié et père de quatre enfants, il a été accusé à tort de viol sur une gamine de quatre ans. Il a vécu 126 jours avec cette étiquette en prison, dans un danger permanent. Ce sont finalement les tests ADN qui ont prouvé son innocence mais il attend toujours le non-lieu qui lui permettra de mettre tout cela derrière lui.

Une fois que le dispositif judiciaire vous a attrapé, que vous soyez coupable ou non, il a du mal à vous lâcher… De tels récits sonnent faux en 2018. Pourtant ce ne sont pas des cas isolés. Pour tenter de comprendre, le document sera suivi d’un débat autour des conditions qui permettent ces errements judiciaires. On y attend notamment Éric Peclet et Yves Charpenel, premier avocat général à la Cour de cassation, habitué des demandes d’indemnisations des personnes injustement accusées.

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