La saison Be tv est prometteuse…

C'est la période... Tour à tour, les chaînes présentent leur rentrée. Et celle de Be tv donne clairement envie de prendre congé pour regarder la télé.

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Après quelques années difficiles, dues au changement de consommation des téléspectateurs et à une concurrence qui se multiplie comme les épisodes de Demain nous appartient, Be tv retrouve peu à peu un positionnement intéressant. Exit la chaîne qui dans les années 90 promettait aux familles la séance de cinéma à domicile et à petit prix. Exit la solution miracle pour regarder à la fois tout le sport et les meilleures séries. Le monde des médias a changé, et plus personne ne peut présenter une couverture complète dans quelque domaine que ce soit. En revanche, Be tv se présente aujourd’hui comme un groupe de chaînes qui sait utiliser la technologie pour se démultiplier et jouer de ses spécificités «premium» tant sur son offre linéaire (les chaînes de télé avec des programmes à heures fixes) que non-linéaire (les films ou séries qu’on choisit de regarder quand on veut).

Télé, ordi, tablette, smartphone…

Ainsi, Be tv est désormais accessible sur Apple TV et les Android TV, avec une interface améliorée, et permet de regarder simultanément deux contenus différents sur deux supports, et un même contenu sur cinq appareils enregistrés. Bon plan pour les familles, les colocataires et les couples qui n’ont pas très envie de suivre tous les deux le foot ou les combats du dernier Jedi. Quant à l’appli Be tv go, elle est désormais disponible sur smartphone, partout en Europe.

Toujours au rayon ‘technique’, deux belles promesses. L’arrivée de deux nouvelles chaînes sportives, AB Moteurs et Eleven Sports 3, sur VOO Sport World. Et l’élargissement du catalogue de Be à la demande, notamment avec les saisons précédentes de séries dont on attend les inédits, comme Le bureau des légendes (saison 4 le 12 octobre) ou The Sinner.

Le clair, c’est fini

Même les chaînes télé changent. Ainsi, Be tv arrête de diffuser les émissions quotidiennes de Canal+ France. Là aussi les habitudes ont évolué. Le grand et Le petit journal ont disparu, comme les Guignols, et L’info du vrai d’Yves Calvi ne fait plus recette. Créées aux origines pour attirer l’abonné potentiel, les émissions en clair ont perdu leur raison d’être et leur public. Le clair disparaît, et avec lui la pub.

Le lien avec l’ex-maison-mère se poursuit via des magazines hebdomadaires (Clique dimanche de Mouloud Achour, Tchi Tcha présenté par Laurie Cholewa, l’éternel Groland qui a perdu son président il y a quelques mois, Bonsoir, le magazine de l’époque, le nouveau bébé d’Isabelle Ithurburu), des collections comme La Gaule d’Antoine – ou les séries Canal+, d’Engrenages à Hippocrate et Vernon Subutex.

Séries chéries

Là aussi, on annonce de très belles choses. La deuxième saison de The Deuce, le 10 septembre, la dernière saison de House of Cards, au mois de novembre, celle de Game of Thrones en mars, les classiques The Walking Dead, le 8 octobre, Veep, Homeland, Modern Family, The Americans ou Snowfall.

Mais c’est évidemment vers les nouveautés qu’on se tourne d’abord. Pour les plus impatients, une soirée séries est prévue le lundi 3 septembre avec le premier épisode de Mr. Mercedes, Succession et Killing Eve. La première, dont la diffusion classique commence le 7 septembre, est l’adaptation du roman de Stephen King, dans laquelle Brendan Gleeson interprète un flic à la retraite qui enquête sur une vieille affaire: une voiture qui a foncé sur une foule, tuant 16 personnes. La deuxième (lancement le 27 septembre) raconte les démêlés familiaux d’un magnat de la presse aux faux airs de Rupert Murdoch (Brian Cox) qui décide de passer la main – ou pas. Et la troisième (démarrage le 29 septembre), délicieusement transgressive et baignée d’humour noir, oppose une flique anglaise (Sandra Oh) à une tueuse en série totalement allumée (Jodie Corner).

On compte aussi beaucoup sur Camping. Cette série caustique avec Jennifer Garner et le so british David Tennant (Broadchurch) est la version US d’une série britannique de Lena Headey et Jenni Konner (Girls), dont on sait qu’on peut attendre le pire. Le pitch? Une jeune femme organise un week-end sous la tente pour l’anniversaire de son mari. Mais elle n’aurait pas dû…

Films, films, films

Côté cinéma, des blockbusters, évidemment: Blade Runner 2048, Star Wars les derniers Jedi, Justice League, Black Panther, mais aussi Le crime de l’Orient-Express avec Kenneth Branagh et une pluie de stars, Bienvenue à Suburbicon de George Clooney avec Matt Damon, You Were Never Really Here, avec un Joaquin Phoenix bouleversant, le multiprimé Au revoir là-haut d’Albert Dupontel ou le drame 3 billboards, les panneaux de la vengeance, qui a remporté l’oscar de la mielleure actrice pour Frances McDormand et du meilleur acteur dans un second rôle pour Sam Rockwell.

«Cinéma du réel»

Enfin, parmi les documentaires, on note un reportage sur le chef Alain Ducasse signé Gilles de Maistre, ou Le roi sauvage, qui rend toutes ses lettres de noblesse au lion. Et dans un registre plus engagé, Ouvrir la voix, un documentaire «afro-féministe» d’Amandine Gay, qui écoute des femmes noires et francophones parler de leur vie, du racisme ordinaire ou de la sexualité, et Téhéran Tabou, un témoignage d’animation présenté à la semaine de la Critique à Cannes en 2017, qui raconte le parcours de trois femmes dans un pays qui ne les aime pas.

Bref, une belle rentrée.

 

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