L’abnégation d’une mère

Tu vivras ma fille suit le combat d'une femme pour sauver son bébé atteint d’une maladie rare.

vivras_rtbf

Comme son titre l’indique, le téléfilm (en deux parties) Tu vivras ma fille n’est pas le plus léger de la bande. Il se penche sur le combat de Nathalie Elbaz (Cécile Bois). L’heureuse maman d’une petite Bianca apprend que son enfant, alors âgée de quatre mois, est atteinte d’une maladie orpheline grave : la maladie de Sanfilippo. Ce trouble du système nerveux central est mortel. Mais, comme il ne concerne “que” 4000 enfants dans le monde, aucune entreprise pharmaceutique n’a trouvé pertinent de développer un médicament. Qu’à cela ne tienne, Nathalie plaque tout pour trouver un remède. Elle se lance dans une course contre la montre pour sauver son enfant. Car, sans traitement, les années de Bianca sont comptées.

Le téléfilm, où on retrouve également Arié Elmaleh, Hugo Becker et Jacques Weber, est aussi inspirant que touchant. D’autant que, comme souvent dans les belles fictions, le scénario est inspiré d’une histoire vraie. Celle de Karen Aiach et de sa fille Ornella. À 34 ans, Karen apprend la maladie de son enfant. Elle abandonne son boulot de consultante pour “se consacrer à la recherche de solutions thérapeutiques”. Durant des années, cette maman courage s’informe : elle lit, fait des rencontres, interpelle des spécialistes. “C’était loin d’être gagné d’avance, d’autant qu’au départ, je cumulais les handicaps. Je n’étais ni médecin, ni scientifique et en plus j’étais une femme… Mais de tout cela, j’ai décidé de faire des atouts”, confiait-elle dans Les yeux d’Olivier. En 2009, la jeune femme lève près de 50 millions d’euros et entame le travail. Ornella a aujourd’hui 12 ans et bénéficie de soins sur lesquels travaillent une vingtaine d’employés. Ce traitement devrait être commercialisé vers 2020. L’amour parental soulève parfois des montagnes.

Plus d'actualité