Sa raison d’être

Comme si on ouvrait une boîte à souvenirs, Le temps qui passe nous emmène dans la vie de Pascal Obispo.

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Le chanteur est assis là, dans son studio d’enregistrement. Il y a écrit des tubes comme Fan ou  Mourir demain. Les titres de ces chansons sont des thèmes qu’il abordera tout au long du documentaire. Sur les murs ou au sol, un assortiment impressionnant d’objets l’entoure. Les collections, c’est tout sa vie. Dans ce lieu de création, des maillots de foot sont encadrés. C’est la dernière collection qu’il a entamée lors de son 50e anniversaire. Plus jeune, il a débuté avec les vignettes Panini. À ses côtés, un écran géant fait réapparaître des souvenirs. Lorsqu’il a 4 ans, en juillet 1969, il est marqué par les premiers pas de  l’homme sur la Lune retransmis à la télévision.

On avance et on recule dans le temps avec des images d’archives ou des photos marquantes. Puis une fausse note surgit dans la mélodie du bonheur: ses parents divorcent. Il est fils unique. Il voit peu son père. Son admiration pour ses idoles masculines ne parviendra jamais à combler ce manque. En 78, période post-punk, il déménage à Rennes. Son adolescence est marquée par la découverte du rock. En pleine construction d’une identité, le chanteur est touché le groupe rennais, Marquis de Sade. “Sans Marquis de Sade et sans Philippe Pascal, je n’aurais jamais été l’homme que je suis”, dira-t-il.

En 88, Pascal Obispo devient chanteur. Étienne Daho lui propose de monter à Paris. Quatre ans plus tard, Plus que tout au monde entre dans le Top 50. En 25 ans, Pascal Obispo a collaboré avec d’énormes stars (Céline Dion, Johnny Hallyday.), il a sorti des tubes à la pelle, il a monté trois comédies musicales, il s’est bâti une carrière solide mais rien n’y fait: quand on lui demande, il se définit simplement comme “un gars qui fait de la musique”.

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