Sale temps pour la planète : Malaise sur la falaise

Le climat change. Comme d'autres, le Pays basque français doit protéger ses trésors.

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La terre de la pelote et du piment d’Espelette n’est pas seulement un havre de beautés, avec ses pâturages verdoyants, ses villages aux toits rouges et ses cités phares nommées Biarritz, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Jean-Pied-de-Port. C’est aussi une région qui, à l’instar de toutes celles qui bordent la mer, ausculte les changements climatiques avec un regard très inquiet. Sale temps pour la planète s’y promène en montrant des exemples plus éclairants que les longs discours, évoquant notamment le malaise qui s’empare des falaises se jetant dans l’océan Atlantique. En de nombreux endroits, la roche s’effrite, menaçant un littoral qui attire de nombreux touristes chaque année. On parle ici d’une côte d’à peine 40 kilomètres, qui a tout fait pour préserver ses contours sauvages face à l’océan, en refusant coûte que coûte l’urbanisation. Il s’agit donc d’un lieu très précieux, actuellement placé sous la surveillance d’un bureau d’experts en recherches géologiques et minières.

Notamment en ligne de mire : la célèbre Route de la Corniche, qui s’étend de Cibourre à Hendaye et qui régale les promeneurs par sa succession de paysages magnifiques, qui dévoilent aussi bien les plages de sable blanc que la barrière pyrénéenne. Certaines falaises grimpent jusqu’à cinquante mètres de hauteur. Autant dire que ce chemin mythique va avoir besoin d’un sacré coup de pouce pour résister aux affres du réchauffement. La bonne nouvelle, c’est que le Pays basque est tellement fier et attentif à ses richesses qu’il est prêt à soulever des montagnes, et pas seulement les siennes, pour contourner la catastrophe. Partout, des initiatives prennent forme. Et là-bas, quand les trois provinces – le Labourd, la Basse Navarre et la Soule – unissent leurs forces, l’adversaire a intérêt à être très robuste…

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