Le phénomène West Side Story

Œuvre magistrale, œuvre maudite. La comédie musicale au succès mondial ne lâchera jamais son créateur.

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Créée en 1957, West Side Story propulse Leonard Bernstein, (qui aurait eu 100 ans le 25 août) sous les feux de la rampe. La suite de sa vie, “Lenny” la passera à essayer de composer une œuvre à la hauteur de celle qui l’a rendue célèbre. Sans succès. Le monde de la musique le préfère en chef d’orchestre. Il sera nommé directeur musical de l’Orchestre philharmonique de New York en 1958 et le restera pendant onze ans, tout en essayant de composer un opéra pour l’Amérique. Mais cette dualité le tourmente: “C’est comme si je me dédoublais”.

Ses compositions post-West Side Story ne convaincront jamais. Mass est très critiquée par “la presse qui compte”, comme en témoigne Leonard Bernstein face caméra, les traits fatigués. 1600 Pennsylvania Avenue qu’il crée avec Alan Jay Lerner est l’un des plus grands fiascos de l’histoire de Broadway et s’arrête après sept représentations. Trouble in Tahiti s’en sort mieux, mais n’attire pas les foules, et A Quiet Place ne reçoit pas l’accueil espéré. “C’était chaque fois un peu plus dur pour lui”, explique l’une de ses filles.

Au cours de cette soirée qui lui est dédiée, on découvre un homme passionné, touchant, au franc-parler tranchant, et qui “déteste vieillir”. Son plus grand succès, lui, n’a pas pris une ride. Pour cette journée spéciale centenaire, Arte propose quatre émissions-hommages à Bernstein. Un concert : Danses symphoniques de West Side Story, à 18h40. Et trois documentaires: West Side Story, le hit de Leonard Bernstein, à 17h45, Leonard Bernstein, le déchirement d’un génie à 0h35 et Leonard Bernstein: Concerts pour les jeunes: Des Beatles à la musique classique ou qu’est-ce qu’une tonalité, à 1h30.

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