Mireille Darc, le charme et la liberté

Un an après sa mort, Mireille Darc continue de vivre dans le coeur de ceux qui l'ont côtoyée.

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« Mon vrai nom c’est Mireille Aigroz mais j’ai préféré Mireille Darc.” En gros plan, une blonde au sourire ravageur et au regard mutin. Celle-là même qui s’exprime d’une voix de velours devant la caméra s’apprête à devenir un véritable sex-symbol. Au fil du documentaire, à travers des archives magnifiques, tantôt en noir et blanc, tantôt en couleur, Mireille Darc se raconte. Parfois, la parole est laissée à ses proches : son mari, Pascal Desprez ; son assistante, Véronique de Villèle ; Michel Sardou ou encore Anthony Delon, tous n’ont que des mots tendres pour cette femme libre qui a marqué les esprits. De son enfance pauvre et solitaire à son adolescence passée à Toulon, période vécue comme un trou noir, elle dira : “Personne là-bas ne m’a donné envie d’exister.” En découvrant le théâtre, elle goûte à l’évasion.

À l’âge de 15 ans, elle fait part à ses parents de son souhait d’entrer au conservatoire. Mais “ces gens-là” n’y comprennent rien. Sa mère lui demandera : “Pour conserver quoi ?”. 1959, du haut de ses 21 printemps, la jeune provinciale débarque à la capitale. Le jeune femme veut devenir quelqu’un. Et pourquoi pas comédienne ? Un journaliste la repère et l’aide à percer. C’est un peu comme ça que ça marche à Paris. Il suffit que des gens de théâtre ou des intellectuels vous présentent à quelqu’un et ça démarre. Après quelques pièces de théâtre, elle passe à la télévision. Toujours avec autant de sincérité, elle confie : “Je me suis fait une tête : j’étais brune, j’étais triste. Je suis blonde, je me sens gaie.” Ensuite elle se fait refaire le nez. La rencontre avec George Lautner est décisive. Il l’a prend sous son aile. Treize films plus tard, elle est enfin star. Mais elle cherchera toujours dans les yeux de sa mère la reconnaissance qu’elle perçoit de la part du public.

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