Le frapuccino a un goût amer

La multinationale Starbucks se présente comme le meilleur fabricant de café au monde. Enquête sur un empire contesté. 

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Starbucks est fort. Très fort. Réfléchissez-y un instant. Pourquoi faire la file au comptoir pour un café qui vous coûtera entre 5 et 7 €, servi en à peine trois minutes par un inconnu qui veut savoir votre prénom? Parce que se balader avec le gobelet emblématique de la marque dans la rue ou les transports en commun est signe de succès. C’est là toute la stratégie de cette multinationale née à Seattle en 1971. “Quand les gens viennent chez nous, c’est parce qu’ils veulent montrer qu’ils font partie de l’univers Starbucks, c’est dire : ‘Je peux me le permettre, ou je me donne les moyens de me le permettre, car ça m’apporte quelque chose’”, n’a pas eu peur de déclarer son PDG Howard Schultz.

Mais derrière cette image de richesse, de réussite, de café savoureux et de sympathie, se cache un business pas si clean que ça. Starbucks, c’est aussi des employés exploités et sous-payés, des petits producteurs de café à qui l’on a fait de fausses promesses, un désastre écologique constant (4 milliards de gobelets non recyclables par an) et des produits de fast-food déguisés en boissons miraculeuses. Pas sûr qu’on craquera sur le célèbre frappuccino la prochaine fois…

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