Pauvre Amir…

Le chanteur se retrouve seul sur une île avec Christine Bravo. Ça ne va pas être simple.

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TF1 adore le succès. Celui de Koh-Lanta nous vaut déjà deux éditions par an, du moins quand il n’y a pas suspicion d’agression sexuelle. Alors pour tirer encore un peu de lait de la vache à audiences, des petits malins ont imaginé L’aventure Robinson. Avec une île exotique à peu près sauvage, des candidats privés de confort et de nourriture, des épreuves équitables sur obstacles en bois brut et bien sûr Denis Brogniart, estampillé “100 % véritable aventurier”. La différence avec Koh-Lanta? La durée (5 jours de tournage et une seule émission), les bénéficiaires (une association caritative, ici les Petits frères des pauvres) et surtout les concurrents: deux people.

Le premier numéro a créé un tandem saugrenu: Kendji Girac et Maître Gims. C’est leur “couple” qui a sauvé l’émission, interminable, qui manquait de rythme, de surprises et de suspense. Parce que Kendji a révélé sa débrouillardise et sa gentillesse, et qu’il s’est immédiatement entendu avec Maître Gims, parfait dans le rôle du citadin effarouché avec deux mains gauches. Ils ont même fini par chanter ensemble – ce qui n’était pas vraiment nécessaire. Comme l’émission a réuni 3,7 millions de téléspectateurs, voilà l’épisode 2, avec le brave Amir et Christine Bravo, la sorcière des talk-shows, gueularde, vacharde, vindicative, pingre et mythomane – c’est en tout cas son personnage dans les émissions de son ami Laurent Ruquier. Mais il semble que la sexagénaire ait formé un duo très complémentaire avec Monsieur Sourire. Grande voyageuse, elle est plus aguerrie à la nature, lui a pu assurer davantage sur le plan physique et tous deux étaient très motivés par l’association. Ici aussi, bon point, le tandem intrigue. Reste à espérer que la mécanique du jeu a été revue et améliorée. La “belle aventure humaine” n’excuse pas tout.

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