Debbie Harry for ever

Objet de fantasmes et pionnière du girl-power, elle attire tous les regards dans ce docu aux sources du punk rock.

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Le film de Pascal Forneri ne va pas révolutionner la biographie filmée, mais soyons moins critique que voyeur: le film de Pascal Forneri est consacré à Debbie Harry! Cela suffit à justifier les cinquante minutes qu’on va y passer… Il y a moyen de ne pas perdre son temps dans ce documentaire bourré d’images d’archives où l’on retrouve la chanteuse de Blondie aux origines du groupe, au milieu des années 70, et même avant. En 1968, par exemple, perdue dans un douteux ensemble folk – The Wind In The Willows (jamais entendu parler) – où sa beauté rock n’attend qu’une chose: nous exploser au visage.

Débarquée à New York en 1965, Debbie Harry est une brave fille, adoptée par un couple du New Jersey où elle entretient un look de jeune sténodactylo qu’elle va vite laisser au vestiaire de cette ville bohème où elle est magnétisée par le mode de vie beatnik. Serveuse au Max’s Kansas City (spot mythique du New York artistique), elle frôle de près la une de la presse de caniveau lorsqu’elle se fait embarquer (en voiture) par un certain Ted Bundy, l’un des plus célèbres tueurs en série, dont elle parvient à s’échapper.

Sa rencontre avec Chris Stein change le cours de sa vie, la catapultant en vitrine d’un groupe qui, après avoir fait les premières heures du punk new-yorkais (en 1975, Blondie partage la scène du CBGB avec The Ramones, Television, Talking Heads, Patti Smith), enchaîne les tubes disco-pop. Chef-d’oeuvre d’époque, l’album “Parallel Lines” (en 1978) témoigne de l’efficacité du sex-appeal du groupe. La suite? Tensions entre les membres, brouille avec le manager, maladie (celle de Chris Stein), éclipse, mais – au bout du compte, la trajectoire, du glamour à la dèche, d’une pionnière du girl power.

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