Enfin une vraie saga d’été…

Noces rouges nous offre à la fois une histoire alambiquée mais solide et un très joli casting.

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À force de devoir choisir entre les excellentes séries criminelles, souvent glaçantes, et les invraisemblables feuilletons quotidiens (fin août, France 2 lance le sien, Un si grand soleil…), on en oublierait presque un classique de la fiction estivale: la saga. Une histoire de familles où les secrets mènent aux meurtres et les souvenirs d’enfance à leur résolution. On a bien eu une ânerie ou l’autre avec Lætitia Milot… Mais rien qui fasse vraiment frissonner et ronronner dans les chaumières. Heureusement il y a la RTBF et France 3, qui nous ont concocté Noces rouges, une épopée romanesque de qualité, avec une belle brochette d’acteurs crédibles et confirmés, y compris dans les rôles secondaires (Stéphane Freiss, Alexandra Vandernoot, Sophie de La Rochefoucauld ou David Baïot – tous deux au générique de Plus belle la vie…).

Tout commence avec la mort d’une jeune femme lors d’un beau mariage sur la Côte d’Azur, qui semble faire le bonheur de tout le monde. Même Alice, la sœur de la mariée (Alexia Barlier, La forêt, Falco), est revenue au bercail après quatre ans d’absence pour participer aux festivités. Directement concernée par le meurtre, elle va retrouver Vincent (Lannick Gautry, Le tueur du lac), chargé de l’enquête, qui fut son grand amour avant une rupture douloureuse. Comme toujours dans ce genre d’intrigue, tout le monde se connaît. Les parents de Vincent sont des fournisseurs du restaurant de Claire (Cristiana Réali), la mère d’Alice et Sandra. Et leur père, Guy (Patrick Catalifo), entraîne Camille (Constance Labbé), la copine de Vincent, à la plongée en apnée. Tissés comme une toile d’araignée, les six épisodes de Noces rouges nous baladent de semi-vérités en faux-semblants avec de vraies surprises, et beaucoup de plaisir.

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