La mère de tous les fleuves

Du Laos au Vietnam, balade-découverte sur 2400 kilomètres de Mékong.

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À l’instar de nombreuses émissions actuelles, Au bout c’est la mer propose l’exploration d’un coin exotique de la planète à travers ses habitants. Point faible : moins authentique qu’un Antoine de Maximy (J’irai dormir chez vous), le présentateur François Pécheux est en prime plus fatigant ; la première mission est donc de se farcir ses blagues douteuses et son rictus forcé et stressant de fin de phrase. Passé ce cap, l’embarquement sur le Mékong résonne comme une magnifique excursion au fil de l’eau. Au Laos, la première étape est Louang Prabang, qui signifie « L’île du Bouddha Royal ». C’est là que Siddhartha Gautama aurait posé pied à terre en venant par le fleuve. C’est aussi le point de départ de nombreux bateaux de livraison. Monsieur Tri est un de ces marins qui arpentent le fleuve depuis 28 ans. “Je ne saurais pas faire autre chose, sourit-il. Et sur la terre ferme, j’aurais l’impression d’être enfermé. Ma vie entière est liée au fleuve.”

À l’approche du Cambodge, les chutes de Khone égrainent torrents et cascades sur près de 10 kilomètres. Un terrain hostile qui n’empêche pas Niang de risquer tous les jours sa peau en franchissant des ponts de bois et de câbles pour pêcher. “Il y a plus de poissons et moins de pêcheurs”, justifie celui qui ramène jusqu’à 10 kilos de poiscaille par jour. Deux fois par an, quand le Mékong est en crue, il ne peut plus absorber l’eau du Tonlé Sap, un affluent dont le niveau d’eau est alors supérieur. Du coup, le courant s’inverse et remonte vers le lac de Tonlé Sap. Un lieu où toute la vie s’organise autour de l’eau, avec des maisons flottant sur des bambous et des bidons, et amarrées entre elles. Ce périple se termine au Vietnam avec la découverte de nouvelles preuves du cercle vertueux qui unit les Hommes au Mékong.

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