Fans des années 80

Les années 80 expliquées aux nuls: on en fait partie (des nuls), donc on tend l'oreille.

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L’année 1980 démarre sur des chapeaux de roue: les Irlandais de U2 sortent leur premier album nommé “Boy”, Lio sort de l’ombre avec son Banana Split, AC/DC lâche son “Back in Black” et Alain Bashung connaît enfin le succès avec Gaby Oh Gaby. Revers de l’excitation: cette année-là, on perd Joe Dassin et John Lennon, qui ne prendront pas le train d’une décennie qui s’annonce aussi frénétique que décomplexée, insolente et gonflée, ridicule et sublime. Aujourd’hui encore, les spécialistes de la musique tentent de comprendre comment les eighties ont pu à ce point pondre des stars et des tubes façonnés pour le long terme, comment Queen a pu côtoyer Peter et Sloane dans les charts, ou pourquoi les pistes de danse ont succombé à la fois à Kim Wilde, à Thriller et à Début de soirée.

La réponse est apportée dans La story des années 80, un documentaire ambitieux qui fait le tour de la question en interrogeant quelques-uns des acteurs de cette décennie pleine de contrastes qui, désormais, survit dans les mariages et revit dans des tournées nostalgiques à guichets fermés. L’occasion d’évoquer des facteurs majeurs qui, à leur manière, ont tout changé: l’apparition du Walkman, la naissance des radios libres et des ondes FM et, bien sûr, la création de la chaîne américaine MTV qui, le 1er août 1981, diffusait le premier vidéo-clip de l’histoire: Video Killed the Radio Star (des Buggles – photo), dont les paroles continuent à résonner comme un symbole dont, à l’époque, on ne mesurait ni la pertinence, ni la puissance. Et qui, clairement, servira de pont entre les États-Unis et l’Europe, permettant à la musique de faire ce qui lui plaît plaît plaît, tout simplement, avec ces rythmes qui, confidence pour confidence, nous entraînaient jusqu’au bout de la nuit…

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